Cas d'usage · Inventaire réseau

Documenter les appuis électriques sur le terrain, sans transformer le classement en mission

Plusieurs photos par poteau Enedis, des centaines de supports, des géolocalisations smartphone approximatives : la captation terrain est rapide, mais le retour au cabinet peut devenir un puzzle. Voici comment TopAssist, application Android pour géomètres, structure chaque appui pour que photos, commentaires et position arrivent déjà rattachés à leur contexte.

Un point d'intérêt unique, plusieurs photos rattachées : l'enveloppe métier qui empêche le classement de devenir un puzzle.

Le contexte : prendre 300 photos n'est pas le plus long

Prendre 300 photos sur le terrain, ce n'est pas toujours le plus long. Le plus long, c'est souvent de les exploiter ensuite.

Une mission revient régulièrement chez les cabinets de géomètres et bureaux d'études qui interviennent sur le réseau électrique : documenter des centaines d'appuis électriques, en l'occurrence des poteaux Enedis. Chaque support fait l'objet d'un passage rapide, parfois quelques minutes, mais le volume cumulé est ce qui rend la mission délicate à organiser.

Le geste sur le terrain est simple. Le problème n'apparaît qu'au retour, devant le dossier de photos.

Plusieurs photos pour un seul appui

Selon la commande, chaque support peut nécessiter plusieurs prises de vue. En documentation usuelle d'appui électrique, on retrouve typiquement :

Le poteau dans son environnementCadrage large qui situe le support dans la rue, la parcelle ou le croisement. Permet de retrouver visuellement l'appui sans dépendre uniquement du GPS.
La tête du supportCrosses, isolateurs, accessoires en hauteur, configuration des armements.
La baseAncrage au sol, état du pied, repère altimétrique, présence ou absence de socle béton.
La plaque ou la gravure d'identificationNuméro de support, fabricant, année de pose. Souvent l'élément discriminant entre deux poteaux similaires.
Des détails complémentairesAnomalies, accessoires particuliers, conditions d'accès, défauts à signaler.
Des commentaires textuelsPrécisions terrain qu'aucune photo ne couvre : type de pose constaté, remarque de sécurité, état général.

Le geste de capture, lui, est simple. Sur 300 appuis, cela représente plus d'un millier de fichiers et plusieurs dizaines de commentaires. Tant que tout est sur le smartphone, dans l'ordre de prise de vue, l'organisation tient. C'est ensuite que ça se complique.

Le piège du retour au cabinet

De retour au cabinet, l'enjeu n'est plus de prendre des photos mais de retrouver leur rattachement. Les questions qui reviennent, photo par photo :

🔎 Question 1Est-ce que cette photo correspond bien à cet appui ?
🔎 Question 2Est-ce que cette base correspond au même poteau que la tête prise juste avant ?
🔎 Question 3Ce commentaire terrain, il allait avec quelle photo ? Quel support ?
🔎 Question 4Y a-t-il un appui oublié, ou un appui photographié deux fois ?

Quand il y a une dizaine de photos, on s'en sort. Quand il y en a plusieurs centaines, le classement devient une mission dans la mission. Surtout que deux conditions s'additionnent : les poteaux se ressemblent visuellement, et la géolocalisation sur smartphone reste imprécise.

Pourquoi le GPS smartphone ne suffit pas à classer

La géolocalisation EXIF d'un smartphone est utile, mais elle ne tranche pas tout. En zone dégagée, la précision tourne autour de 5 à 10 mètres. En zone arborée ou en environnement urbain dense, elle peut tomber bien plus bas. Or, sur un réseau de distribution :

Résultat : ni l'image, ni l'EXIF ne permettent toujours de trancher avec certitude. Il faut rattacher la photo à l'appui dès la prise de vue, pas après.

La photo n'arrive plus seule dans un dossier à trier. Elle arrive déjà rattachée à son contexte métier : l'appui qu'elle documente.

Structurer chaque appui comme un point d'intérêt

L'idée centrale est simple : à chaque appui inventorié correspond un point d'intérêt unique, et tout ce qui est capturé pour ce support s'agrège à ce point — photos, commentaires, métadonnées. Plus de fichiers volants à trier.

Un POI = une enveloppe métier. Toutes les pièces — photos, commentaire, position, date, auteur — partagent le même rattachement. Il n'y a plus de photo orpheline.

Avec cette structure, le tri post-mission disparaît. Au cabinet, on ne consulte plus un dossier de photos : on consulte la liste des appuis inventoriés, et chaque appui contient déjà tout ce qui le concerne.

La méthode terrain : 1 appui = 1 POI

Le geste reste rapide. L'application Android est conçue pour qu'aucune étape ne ralentisse l'opérateur devant un poteau.

Les 5 gestes par appui

  1. Créer le POI à l'aplomb du support — la position GPS s'enregistre automatiquement et est modifiable sur la carte pour pallier à une mauvaise capture du GPS.
  2. Photographier l'environnement — cadrage large, pour situer.
  3. Photographier les détails — tête, base, plaque, anomalies. Toutes les photos sont rattachées au POI ouvert.
  4. Ajouter un commentaire texte ou vocal — il reste lié au support, jamais isolé.
  5. Valider et passer à l'appui suivant — le POI précédent est clos, rien à classer.

Si la position GPS smartphone tombe au mauvais endroit (un mètre de côté, dérive en zone arborée), le repère peut être déplacé manuellement sur la carte à postériori — la position initiale reste conservée définitivement à côté de la position ajustée. Aucune donnée n'est perdue, et la traçabilité est préservée.

Approche standard

Photos en vrac, classement après coup

  • Dossier brut de N photos sur smartphone
  • Tri manuel au cabinet — plusieurs heures
  • Rattachement par déduction (heure, EXIF, similarité)
  • Risque résiduel d'erreur ou de photo orpheline

Avec un POI par appui

Photos déjà rattachées, exploitables au retour

  • Liste structurée d'appuis inventoriés
  • Zéro classement post-mission
  • Chaque photo connaît son support et son auteur
  • Avancement visible en temps réel depuis le cabinet

Export QGIS / GeoPackage : l'inventaire au cabinet

Une fois la mission terminée, l'enjeu est de réinjecter l'inventaire dans l'environnement de travail habituel du cabinet — sans copier-coller manuel, sans re-géoréférencement.

TopAssist exporte un fichier GeoPackage (.gpkg) qui regroupe en un seul conteneur :

Ouvert directement dans QGIS

Le GeoPackage s'ouvre comme une couche standard, aux côtés du fond cadastre, des couches Enedis fournies par le donneur d'ordre, ou de toute autre donnée du cabinet. Pas de conversion intermédiaire, pas de perte de relations entre POI et photos.

Pour le client final, en parallèle, un rapport Word structuré est généré en un clic : page de garde, vue cartographique, sommaire des appuis, et pour chaque POI, photos, commentaires et coordonnées. Méthode complète de documentation topographique →

Ce que TopAssist ne fait pas

L'honnêteté technique du périmètre est importante. TopAssist ne remplace pas :

L'application répond à un besoin plus discret, mais très concret pour les missions d'inventaire : éviter que la documentation terrain ne devienne, après coup, un puzzle de photos à reconstituer.

Questions fréquentes

Combien de photos faut-il prendre par poteau Enedis ?

Cela dépend de la commande, mais une documentation usuelle comporte au moins quatre prises : le poteau dans son environnement, la tête du support, la base au sol et la plaque ou gravure d'identification. S'y ajoutent parfois des détails (accessoires, anomalies) et des commentaires textuels. L'enjeu n'est pas le nombre, mais le rattachement de chaque photo au bon support.

Pourquoi la géolocalisation du smartphone ne suffit-elle pas à classer les photos ?

La précision GPS d'un smartphone est typiquement de 5 à 10 mètres en zone dégagée et bien plus en zone arborée ou urbaine. Quand deux supports sont proches, l'EXIF des photos ne permet plus de trancher avec certitude. Les poteaux se ressemblent visuellement, ce qui rend le tri par image également faillible. Il faut rattacher la photo à l'appui dès la prise de vue, pas après.

Peut-on exporter l'inventaire vers QGIS ?

Oui. TopAssist exporte un fichier GeoPackage (.gpkg) qui regroupe les points d'intérêt, leurs photos et leurs commentaires en conservant les relations. Le GeoPackage s'ouvre directement dans QGIS aux côtés du fond cadastre, des couches de l'opérateur, ou de tout autre jeu de données du cabinet.

TopAssist remplace-t-il un levé topographique centimétrique ?

Non. TopAssist ne remplace ni le GNSS RTK, ni la station totale, ni les outils de calcul du géomètre. L'application répond à un besoin différent : documenter le contexte d'une mission (photos, commentaires, position approximative) sans que cette documentation devienne, après coup, un puzzle à reconstituer.

L'application fonctionne-t-elle hors connexion en zone rurale ?

Oui. Les points d'intérêt, photos et commentaires sont enregistrés localement sur le smartphone Android pendant la mission. La synchronisation avec le cabinet se fait automatiquement à la reconnexion. Aucune donnée terrain n'est perdue en cas de zone blanche.

Plusieurs topographes peuvent-ils inventorier la même zone en parallèle ?

Oui. Plusieurs comptes utilisateurs peuvent travailler sur la même mission. Chaque point d'intérêt est rattaché à son auteur, son horodatage et sa position. Le responsable de mission suit l'avancement en temps réel depuis le cabinet.

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